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 L’ordre du loup noir, de l’origine des Lupus Domitor.

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Taldatur
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Date d'inscription : 17/08/2011

Feuille de personnage
Nom: Lhérétic
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MessageSujet: L’ordre du loup noir, de l’origine des Lupus Domitor.   Jeu 18 Aoû - 17:19

Quelque part en Azeroth avant la traque d’Illidan.

- Qu’en pens’tu l’ami. Sont’pas nombreux.
- Peut être, mais ils sont redoutables, et mes pouvoirs sacrés n’ont que peu d’effets sur eux.
- P’t’êt’e ben ! Mais l’contrat, c’est l’contrat !
- Je sais mon ami. Comment procédons nous ?
- Bah ! Com’d’hab ! J’fonce dans l’tas à gauche, et j’m’occupe des cents de ce coté. Et toi, l’aut’ coté !
- Que la lumière t’accompagne mon ami !
- Teuh ! A d’suite pour une bonne chopine ! Tatayoyooooooooooooooo !

La charge du nain, bien qu’affreusement bruyante, fut terriblement efficace. Sa hache fit virevolter la tête de cinq trolls en seul coup. Surpris par une attaque si soudaine, si peu… subtile, les trolls étaient un peu désemparés, mais rapidement, ils tentèrent de se regrouper afin d’arrêter la fureur à barbe qui les découpait. Alors qu’un groupe chargeait à son tour le guerrier, un destrier cuirasser fit son apparition. Son cavalier sauta au sol, planta sa large masse dans le sol et cria :
- Consécration !
Le sol se purifia, et dans une aura lumineuse, le groupe de trolls brula instantanément. Le cavalier se redressa, arme au poing, et fit face au reste de la tribu.
- Que l’exorcisme commence dit alors l’humain, un sourire au coin des lèvres.
- Paladin ! F’wèwes ! Pas d’pitié ! On l’crèwe !
Les trolls se rassemblèrent, et encerclèrent le nain et son acolyte humain.
- Teuh, dos à dos. Comm’chaqu’fois ! On s’l’fait rapid’ment. J’ai faim !
- Entièrement d’accord. Finissons en !
Les trolls chargèrent… Ils n’eurent pas le temps de regretter cette décision. En à peine dix minutes, le combat fut terminé. D’une tape virile, les deux acolytes se congratulèrent.
- Rentrons au camp rebelle, l’heure de notre paiement est arrivé.
- Ensuite, direction Sombrecomté ! J’ai soif aussi !
La tête du chef troll soigneusement empaquetée, ils rentrèrent.
Arrivés au camp rebelle, ils rejoignirent leur donneur d’ordre.

- Vous voila de retour Messire Taldatur.
- Hey ! M’oublie pas vindiou ! Ch’ui p’tête pas très grand, mais j’peux te faire regretter d’m’avoir énervé !
- Pardonnez moi maitre nain. Vous voila donc tous deux de retour. Vous avez pu nous débarrasser de ces satanés trolls ?
Taldatur mit pied à terre, et tout en tendant le sac contenant la tête du troll, répondit :
- Constatez le par vous-même.
L’homme ouvrit le sac, et constata avec une pointe de dégout que les deux compères avaient effectivement réussi jusqu’au bout.
Il sortit une bourse pleine d’or, et la tendit à Taldatur.

- Tenez Messire Paladin.
- Merci !
- Hohoho, on va pouvoir boire ! M’ci l’ami !
Le nain fit faire demi-tour à son bélier de combat, et prit rapidement la direction de Sombrecomté. Le paladin mit pied à l’étrier, fit demi-tour, et..[ /i]
- Messire Taldatur ?
- Oui ? Qui y’a’t’il ?
- Puis je vous poser une question indiscrète ?
- Tentez votre chance.
- Un paladin … mercenaire… Ce n’est pas contradictoire.
[i]Taldatur eut un léger sourire.

- Il faut bien se nourrir… Mais en effet, c’est un peu paradoxal.
- Que la lumière vous garde l’ami.
- A votre service, et si les trolls vous posent de nouveau des problèmes, vous savez ou me contacter !
Le destrier prit immédiatement le galop, et Taldatur fonçait rattraper son acolyte nain.

Quelques heures plus tard à l’auberge de Sombrecomté.


- Z’êtes… *hips*, en dangeeeeeeeeeeeer, vouuuuuuus vouleeeeeez d’l’aide, app’lez Talda et Patou, on bottera l’cul à tous vos ennuiiiiiiiiiiis *Hiiiips*..
- Patou, tu bois trop… Je vais encore devoir te porter jusque dans ta chambre dit le paladin un peu atterré par le comportement naniquement normal du nain…
- Chante, *hips* donc ‘vec moah !
- … très bien marmonna le paladin agacé
Le nain se leva de sa chaise d’un bond comme pour lancer un refrain général, mais l’alcool gagna le duel, et Patoutatchi retomba comme une pierre sur la table totalement ivre mort.
Etant devenu « grace » à cette intervention, une attraction pour tous les clients, Taldatur se devant de ne pas laisser retomber l’ambiance –pour éviter que le nain se fasse lyncher dans son sommeil éthylique- monta sur la table, et déclamant, repris :

- En effet ! Vous avez des ennuis, du danger à vos portes, et aucun moyen de vous en débarrasser ? Besoin de force ? De techniques ? De chance ? Nous sommes tout cela ! Patoutatchi le nain guerrier ! Fort, puissant, bourrin et indestructible ! Et moi-même, votre serviteur, Taldatur le paladin, fin, rapide, usant de force et magie divine pour aider la veuve et l’orphelin. Certes, nous ne sommes pas gratuit, mais nous sommes efficaces, et nous vous aiderons pour des prix ridiculement petits ! Alors, n’hésitez plus, faites appel à nous ! Lancez une rumeur, et nous le saurons, nous viendrons à vous pour vous aider !
Dans une clameur plutôt joyeuse le paladin descendit de la table. Il continua à boire quelques cervoises bien fraiches, et lorsque la lune fut au plus haut du ciel, il décida qu’il était temps d’aller se coucher. Tout en soulevant le nain, il remarqua alors un homme. Tout du moins une silhouette, un personnage encapuchonné, dans un coin assez sombre de la taverne. Il reposa alors le nain sur son banc, comme on jette un sac à patates trop lourd, et se dirigea vers la silhouette.
*Pourquoi ai-je envie d’aller voir cette personne ? Quelque chose dans ma tête me dit que c’est le destin !*
Taldatur s’approcha de la silhouette, et lança :
- Puis je vous aider ?
- Tu ne me demandes pas mon nom ?
- Si la personne souhaite se présenter, cela viendra naturellement. Qu’importe votre nom, avez-vous besoin de mes services ?
- Qu’est ce qui te dit que j’aurai besoin de toi ?
La voix de la silhouette était rocailleuse, et dégageait une force incroyable. A en juger par la corpulence, cette chose n’était pas humaine, ou alors sacrément forte. On ne distinguait rien de son visage, ou de ses mains. Taldatur répondit alors :
- Je ne sais pas, mon instinct me dit que vous avez besoin de moi. C’est une idée, une envie, bref, quelque chose qui ne s’explique pas.
- Il se pourrait bien que j’ai besoin de toi, rejoins moi dehors, derrière la taverne !
- Mais…Taldatur se retourna pour voir dans quel état était son ami. Il dormait à poings fermés. Et mon am… La silhouette avait disparu… Cherchant du regard partout dans la taverne, Taldatur eut un frisson assez désagréable. Comment une chose pouvait disparaitre aussi facilement. Avait il trop bu ?
*Bof, je ne vais pas trembler devant un tour de passe passe comme celui là !*
Il sortit de la taverne, et en fit le tour. Il retrouva la silhouette dans l’ombre de la lune.
- Donc ? Que me voulez vous ?
- Je veux que tu ailles dans le camps des loups garous et des worgs pour moi.
- Haha, c’est du suicide, et je vais y faire quoi ?
- Récupérer un artefact et le détruire pour moi.
- Admettons que cela m’intéresse. Quand ?
- Ce soir !
Taldatur éclata de rire. Voyant que l’ombre ne semblait pas plaisanter, il ravala son rire, et repris :
- Sans rire, il est tard, ma vue va être altérée par l’ombre, et les loups seront totalement à leur avantage. A moins que votre récompense soit superbe, pourquoi irais je là bas ?
- Si je te disais que sans cela, ton village sera rasé demain soir. Que si cet artefact est retrouvé, il causera la ruine de Sombrecomté, puis de Hurlevent ?
Alors que le climat était ultra doux depuis un bon mois, l’air se glaça, et le paladin eut des visions d’horreurs. Il tomba un genou au sol.
- Arg. Mais qu’est ce qu…
- Les ténèbres seront puissantes, et tu ne pourra rien faire !!!
La voix était oppressante, la tension devenait presque palpable, et les visions que voyaient le paladin étaient atroces. Il voyait femmes, enfants, vieillards se faire oblitérer sans sommation. C’était sanglant, gore, dégueulasse, atroce… Le commun ne possède pas assez de vocabulaire pour décrire une telle atrocité.
Taldatur se calma.

- Qu’en dis tu…
- Comment croire une telle chose…
- Que te dicte… ton instinct ?
L’homme ferma les yeux, et fit le vide.
*Je DOIS le faire*
Il se redressa, fit face à l’ombre, et :
- Très bien.
Il siffla, et Ecrins, sa monture, ne tarda pas à arriver. Il mit pied à l’étrier, et se retournant brièvement vers l’ombre, lança :
- Mais je le fais pour les hommes, et non pour vous !
Il talonna Ecrins, et partit à vive-allure vers le camp des loups obscurs.

Tout le monde savait que la zone de forêts à l’ouest du village était très dangereuse. Les worgs avaient été ensorcelés des siècles auparavant, et en mordant des humains, ils s’étaient transformés en loups garous puissants et parfois magiques. On les appelait tantôt abominations, tantôt Worgens, et on les craignait plus que tout dans la région. Personne n’osait s’en approcher, pas même les vaillants soldats du Roi Wrynn.
Arrivé à proximité du camp Worgens, Taldatur descendit de son cheval, et lui chuchota à l’oreille.

- Si au lever du soleil, je ne suis pas revenu, file à Sombrecomté, et emporte Patoutatchi le plus loin que tu pourras.
L’animal hocha la tête en signe d’approbation.
Taldatur dégaina sa masse à deux mains. Et s’aventura au plus profond de la forêt. Son cœur battait fort, et résonnait dans ses tempes. Sa respiration, bien que régulière et lente, était tremblotante. Prudemment, il arriva au camp. La chance était avec lui, il y avait un vent contraire, son odeur ne le trahirait pas. La lune était cachée derrière des nuages, ce qui évitait les reflets de ses rayons sur le métal de son armure.

*tout est parfait pour arriver discrètement, il faut que je trouve l’artefact*
Le camp était calme. Les loups gémissaient en guise de discussion. Taldatur parvint à se faufiler jusqu’à la tente du chef de cette meute.
*L’artefact doit être dedans*
Il allait se lancer pour entrer dans la tente, quand le chef Worgen en sortit. Odo l’aveugle, il s’appelait ainsi car ses yeux avaient été brulés alors qu’il avait tenté d’attaquer le village de Sombrecomté. Les mages d’Hurlevent, appelés en renforts, l’avaient attaqués sans relache pour le tuer. La bataille fut rude, mais seule la vue lui fut arrachée. Décidé à se venger, Odo s’était retiré dans la forêt, et préparait depuis tout ce temps sa vengeance.
Sortant de la tente, il laissait une occasion incroyable pour détruire l’artefact sans être repéré.
Taldatur en profita. Il entra sous la tente. On ne l’avait pas repéré. Scrutant rapidement les objets autour de lui, il cherchait l’artefact.

Il était parti trop précipitamment, et ne savait même pas à quoi ressemblait cette chose !

Tant de choses trainaient dans cet endroit… Des armes en tout genres, des armures, des tas d’immondices, des calices, des bijoux… Tout ce que les Worgens volaient aux êtres qui s’étaient aventurés dans cette forêt maudite.

*Si je dois le détruire, il doit avoir une aura maléfique*
Taldatur, gardant son sang froid, s’agenouilla. Il fit le vide dans son esprit, chose aisée pour un nain, mais bien plus difficile pour un humain rongé par d’innombrables questions. Il finit par ressentir les énergies ondulatoires de chacun des objets. Chacun dégageait une légère aura, quasiment imperceptible. Certaines sombres, d’autres neutres, et d’autres claires. Rien de transcendant. Concentrant son esprit de plus en plus fort, il finit par ressentir comme une baffe mentale. Quelque chose d’obscur, une force terrible. Cela s’approchait, ça venait de…
- Meurs !
Le Paladin eut tout juste le temps de rouler sur le côté. Odo était rentré dans la tente, et avait découvert l’humain.
- Comment oses tu entrer sur mon territoire pleutre d’humain ! Tu as esquivé mon attaque une fois, la prochaine sera la bonne !
Odo était certes aveugle, mais son odorat et son ouïe étaient si développés, qu’en combat rapproché, il restait terriblement dangereux. Taldatur avait évité de justesse le coup de griffes acérés. Sa masse à deux mains au poing, il faisait face au monstre. Il fallait sortir de la tente, pour laisser la brise lui donner l’avantage face à l’odorat de son ennemi.
- Soit jugé par la lumière Odo ! hurla le paladin en abattant sa lourde masse sur le Worgen.
Le choc propulsa le loup-garou dans la toile de tente. Taldatur était donc à l’air libre. Son idée n’était pas mauvaise en soi, mais il avait négligé un détail. Il était au milieu du camp… L’air libre lui donnerait peut être un maigre avantage sur Odo, mais pas sur le reste de la meute…
Seul au milieu de la cohue de monstre, le paladin eut un sourire crispé.

*je suis dans la merde*
- Sceau de lumière, protège moi !

La masse s’illumina. Une lumière de vie, dans une déferlante d’ombre. Le combat s’annonçait perdu d’avance. Mais l’humain n’avait pas dit son dernier mot, il combattrait jusqu’à la mort !
Les Worgens allaient charger, quand soudain, la toile de tente se redressa. Un hurlement glaça l’air ambiant, et la seconde qui suit, une griffe déchiqueta la toile de jute, laissant apparaitre Odo, tête ensanglantée.

- Tu as la tête dure sale bête ! Maugréa le paladin !
- Cet humain est à moi ! hurla Odo en chargeant.
Taldatur se campa sur sa position prêt à encaisser le choc. Le coup d’épaule fut brutal, et malgré sa préparation, Taldatur tomba à la renverse. Odo, habile, enchaina un coup de griffes que le paladin arrêta de justesse avec le manche de sa masse à quelques centimètres de son œil. Profitant de ce court moment, il envoya un grand coup de pied entre les jambes du loup.
- T’as perdu la vue mais pas tes baloches saleté !
Visiblement le paladin avait vu juste. Odo roula sur le coté de douleur. Taldatur se redressa, et sans reprendre son souffle enchaina :
- Ressent l’inquisition blanche !
Son coup de masse heurta Odo à l’épaule droite, l’envoyant valser contre un arbre. Le craquement au moment du choc laissait présager que la clavicule du Worgen était totalement disloquée. Taldatur chargea à son tour, il ne fallait pas laisser le temps à son ennemi de se redresser, ou de reprendre ses esprits. Il arma le bras mais au moment de frapper, Odo se redressa, et de son bras valide, frappa à son tour, tranchant le paladin de haut en bas, et dans un enchainement agile et rapide, il acheva son attaque d’un coup de poing terrible en pleine face. L’humain fut projeté en arrière.
Quelque chose attira son attention. Un collier, sur le sol.

*serait ce ..*
Le paladin n’eut pas le temps de finir sa réflexion, le collier lui envoya comme une décharge psychique. C’était bien l’artefact !
- Ne touche pas à ça manant ! Ce collier m’appartient !
Odo chargea, mais trop tard, Taldatur leva sa masse, et hurla « Destruction vertueuse », et brisa le collier d’un seul coup. Le choc provoqua une onde qui projeta le paladin contre un rocher.
*Quelle vitesse… D’un seul bras… Il a tournoyé, et après… Arg, il approche, ma vue se brouille… j’ai mal…*
Gravement blessé, Taldatur resserra sa main sur le manche de son arme. Il tenta de se redresser, et remarqua alors l’état de celle-ci… Complètement détruite.. Sa masse sacrée, réduite en cendres… Il ne restait plus que le manche tissé de cuir.
Soudain, une douleur encore plus intense au niveau de son ventre et le paralysa. Quelque chose de chaud coulait à ce niveau là!
Odo avait frappé. Il avait empalé l’humain avec son bras valide, et il jubilait en regardant le regard apeuré de sa proie.

- Souffre, tu as osé détruire l’instrument de ma vengeance ! ET…
Taldatur vacillait, il perdait trop de sang. Alors que l’espoir et sa vie fuyait, il se retrouva dans un endroit encore plus sombre.
*Où suis-je ?*
*Tu ne mourras pas*
*Qui me parle, qui êtes vous ?*
*Tu vas survivre, prends ma force*
*Je suis le Loup noir, prends ma force, affronte le, et protège Azeroth !*
*Mais…*
Sa vue redevint plus claire. Malgré sa blessure au visage, et le sang qui coulait, il voyait à nouveau. Odo avait toujours sa griffe à l’intérieur de son ventre, et l’ensemble des Worgens s’étaient approchés.
Taldatur relâcha le reste de son arme. Odo eut un sourire machiavélique, sa proie semblait mourir à petits feux, comme il le souhaitait. Il éclata de rires, mais soudain, le bras droit du paladin le saisit violemment à la gorge lui ramenant la tête dans une face à face, œil pour œil avec le paladin.
L’humain avait un sourire effrayant, et la force de sa poigne semblait surréelle.

- Co-..lère Di-vin-ne balbutia t’il.
Tel un soleil en plein jour, une lumière intense jaillit du paladin. Tous les Worgens furent balayés, et transpercés comme par des flèches divines. Tous tombèrent de leurs blessures.
Odo saignait abondamment. La lumière l’avait quasiment coupé en deux. Taldatur se redressa difficilement. Il le tenait toujours à la gorge.

- Que ton âme brule en enfer, et ne soit jamais ramené sur Azeroth!
Il relâcha l’étreinte et laissa tomber Odo au sol. Le paladin se retourna, et alla chercher le reste de son arme. Malgré ses lourdes blessures, le loup ne s’avouait pas vaincu si facilement. A son tour, il se redressa, et tenta de bondir dans le dos de l’humain.
- Que le marteau de courroux t’achève !
Ce furent les derniers mots qu’entendit Odo l’aveugle, terreur de Sombrecomté. Au moment de l’attaque sournoise, Taldatur s’était retourné prononçant cette phrase tout en jetant un marteau magique.
Celui-ci écrasa la tête d’Odo. Stoppé en plein bond, la dépouille s’effondra au sol.
Souriant, mais épuisé, trop grièvement blessé, Taldatur en fit de même. Il mit un genou au sol, puis les deux. Et finalement, il tomba inanimé.

Patoutatchi s’était réveillé seul dans la taverne. Etrangement, le ciel lui semblait affreusement bas, les cheveux poussant dans le mauvais sens, et la bouche pâteuse comme s’il n’avait pas bu depuis dix ans.

- Didiou, quelle murge ! Et c’maudit paladin qui me laisse seul… Teuh !
Il se dirigea vers l’aubergiste.
- Té ad’héou robert !
- Salut Patoutatchi. T’as encore bien bu hier soir.
- Oh, ça va hein… Dis moi plutôt où est l’paladin….
- Aucune idée. J’ai juste entendu dire qu’on l’avait vu partir dans la forêt interdite.
- Qu.. Quoaaaah ? Et quand que ça ?
- Cette nuit, juste après que tu te sois endormi.
- Mais mais mais… On est l’p’tit matin ! Par ma barbe !
Le nain sortit en catastrophe de la taverne, et siffla son bélier « tout droit », et se souvint que la gueule de bois n’apprécie pas les sifflements et sons aigues.
- Didiou, crétin que ch’uis… Vite ma biquette, faut qu’on r’trouve Ecrins !
Le bélier avait un sixième sens pour retrouver le cheval de Taldatur. Certains pensent encore que Patoutatchi a éduqué son bélier comme un chien, et que de ce fait, il a développé son odorat. D’autres disent que ce bélier est magique. En tout cas, chaque fois que Patoutatchi perd de vue son ami, il sait comment retrouver sa monture !
« Tout droit » fonça au travers de la forêt, et rapidement (quoiqu’après 3-4 pauses pour évacuer le trop plein d’alcool.. beurk… ceci étant les nains ont appris à évacuer sans s’en mettre plein la barbe) retrouva Ecrins.

- Ecrins ! Didiou, mon p’tit père, où est ton cavalier.
Le cheval hocha la tête en direction de là où était parti son maitre. Patoutatchi mit pied à terre, empoigna sa hache, et fonça dans cette direction. Il arriva sur le campement, et découvrit les cadavres Loups.
- Sacré nom di diou… Il était tout seul c’fou là ?.
Il vit alors une silhouette s’affairant auprès d’un cadavre. Le nain s’approcha rapidement, et au fur et à mesure qu’il approchait, il reconnaissait le « cadavre ».
- Taldatur !
- Du calme maitre nain.
La silhouette semblait tenter de soigner le paladin.
- Quoi t’es toi ? Et qu’est ce tu fais à mon ami !
- Chuuut, taisez vous, et calmez vous ! votre ami est grièvement blessé, si je ne finis pas mon incantation, il va mourir !
Patoutatchi, bien que bourrin et têtu, savait quand il devait se taire. Il observa l’être faire son incantation. La blessure au ventre de son ami semblait se résorber petit à petit.
Au bout d’un moment, la silhouette se redressa.

- Il est sorti d’affaire.
- Z’êtes sur ? Il bouge pas !
- Il est encore faible. Laissez le se reposer.
La silhouette releva son capuchon, laissant apparaitre une tête d’orc !
- Sacré nom di diou, un orc, meurs !
Le nain arma son bras, mais fut repousser par un choc magique.
- Du calme Maitre nain.
- Mais j’vous reconnais !
L’orc se retourna, et commença à s’éloigner.
- Pourquoi ? Qu’est ce que Thrall, meneur de la horde vient faire en Sombrecomté !
Thrall marqua un arrêt. Tourna légèrement la tête, et dit :
- Chercher de l’espoir dans les héros de l’alliance. Ton ami vient de m’en redonner en démontrant que les forces animales avaient toujours foi en l’humain.
- … le nain ne comprenait pas un fifre mot…
- Soigne le, et aide le. Soutiens le, il aura besoin de ton aide.
Un portail magique apparut, et l’orc disparut dedans. Patoutatchi n’en revenait pas. Il ne comprenait pas ce qu’il s’était passé. Il souleva son ami, et le ramena à Sombrecomté pour qu’on le soigne définitivement.

Trois mois plus tard, Taldatur forma son ordre de chevalerie. L’ordre du Loup Noir. Cet ordre pourchassa sans cesse les ennemis d’Azeroth sous toutes ses formes. Mais cela, c’est une autre histoire !


[to be continued]
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